| GN Zombie
Nombre de joueurs : Maximum 12
Nombre de Zombies : Illimité !
Coût :
Personnage-étudiant
35,00 $ (taxes incluses) en pré-inscription
Zombie
10,00 $ (taxes incluses)
Lieu : Terrain d'animation médiévale Yggdrasil à
St-Cyrille-de-Lessard, près de l'Islet. (Le trajet est
disponible sur www.animationyggdrasil.com)
Arrivée des Zombies : Au plus tard à midi
Arrivée des joueurs : Pas avant 13h00. Maximum 14h00.
Le GN débutera à 15h00 et se terminera à une heure
totalement indéterminée, tard en soirée. Ensuite, nous
boirons de la bière (n'oubliez pas vos provisions) et
vous pouvez coucher sur place. Il n'y a aucune
nourriture de fournie.
TOUS les participants doivent porter de vieux
vêtements que vous allez peut-être jeter après usage.
Costume des joueurs : Vêtements d'étudiants en tout
genre. Nous vous donnerons quelques indications plus
précises sur votre rôle lorsque vous serez inscrit.
Costume des Zombies : Vêtements d'habitants d'un
village rural du Québec de professions diverses
Tous les combats se feront au corps-à-corps à l‘aide
d'armes en mousse représentant des objets divers :
Pelle, fourche, matraque, etc... Vous devez être prêts à
recevoir des hectolitres de faux sang ! (il sera
possible de prendre une douche après le GN)
Les joueurs devront prendre soin de leur vie. Si vous
mourrez, vous devenez un Zombie, et ce, peu importe
que ce soit très tôt dans le GN et que vous ayez payé
35$...
Vous pouvez fabriquer des armes de corps-à-corps, mais
elle doivent représenter des objets modernes qui ne
sont normalement pas des armes. Ces armes seront
testées avant de pouvoir entrer dans le jeu et
pourront être refusées. Pour les joueurs, vous pouvez
fabriquer une arme pour le plaisir mais vous ne
débutez pas le jeu avec elle et RIEN ne vous garantit
que vous aurez l'occasion de l'utiliser dans le jeu.
Pour les Zombies, le maquillage de base est fournit.
SYNOPSIS!!!
Kenneth jeta un coup d'oeil derrière lui.
Rien.
Malgré le sang et la sueur qui maculaient son visage
et masquaient ses tâches de rousseur, on lisait encore
clairement la peur et la fatigue dans ses traits
d'adolescent. Il était roux mais cela n'avait plus
d'importance. Il repensa alors aux événements qui
l'avaient conduit jusque là.
Lorsque Brad, Allisson, sa copine Suzan et lui-même
avaient loué ce petit chalet à deux heures de
Peterborough, il avait bien cru que ce week-end serait
tout simplement magique. Bien que Kenneth désirait
secrètement Allison, la petite amie de son copain
Brad, il croyait fermement que rien n'allait les
empêcher de vivre des moments inoubliables. En fait,
il avait eu raison sur ce point. Ils allaient être
inoubliables.
À leur arrivée dans la région, les habitants de la
minuscule localité avaient été très accueillants. La
forêt était magnifique et le temps radieux. Que
demander de plus ?
Quelques heures plus tard, l'horreur.
Kenneth allait se rappeler l'arrivée de Bill, le
sympathique fermier qui une heure plus tôt leur avait
servi son impayable imitation de Paul Anka. Bill était
différent cette fois. Il avait cette étrange démarche
mal assurée et un gémissement à peine humain qui
sortait de sa bouche.
Oui, Kenneth allait se rappeler le retour de Bill mais
il ne pu aller plus loin dans ses pensées.
Une main se saisit de sa cheville alors qu'il
clopinait douloureusement dans ce boisé à deux heures
de Peterborough. Il trébucha. D'autres mains tâtèrent
sa jeune et délicieuse chair. Des ongles s'enfoncèrent
dans sa peau. Son épiderme fut déchiré et sa chair se
mit à ruisseler d'un flot de sang interminable. Des
mâchoires mastiquèrent goulûment ses tendons pendant
qu'on croquait sa boîte crânienne comme un melon pas
assez mûr. Ses cris de douleur et de terreur devinrent
imperceptibles au travers des plaintes de ses
dégustateurs au teint noir et cadavérique alors que la
bouche d'Allison entra en contact avec la sienne.
Kenneth avait rêvé de cet instant où les lèvres
pulpeuses de la jolie Allison s'offriraient à lui.
Allison, le regard vide, mordit les lèvres de Kenneth
avec force et les arracha d'un coup sec. Ses molaires
broyèrent la chair molle et rose et elle déglutit.
Kenneth eut un dernier regard pour elle, pendant que
Brad machouillait son oreille gauche.
Mais où diable était Suzan ? Avait-elle survécu ?
À cet instant, Kenneth ignorait que dans moins de
vingt minutes, il allait être en train de digérer le
sein gauche de sa petite amie...
...
Billy Barnes terminait son quart de travail.
Il avala une dernière gorgée de son café presque froid
et tira sur sa longue moustache poivre et sel. En tant
que directeur-adjoint du S.C.E.D.T., le Service
Canadien d'Enfouissement des Déchets Toxiques, il ne
pensait à cet instant qu'à sa femme Yolanda qui
l'attendait dans son lit acheté en solde.
Pas un instant il ne songea aux très rares barils
d'Agent Orange modifié qui, vers la fin des années
soixantes, furent produits suite aux tests effectués
au Nouveau-Brunswick avec l'Agent Orange original. Il
se foutait bien à ce moment que l'Agent Orange soit un
herbicide utilisé pendant la Guerre du Vietnam pour la
défoliation tactique des zones de végétation dense
constituée de dicotylédones. L'utilisation de l'Agent
Orange visait à priver l'ennemi d'un couvert végétal
de protection pouvant lui servir de lieu de
camouflage. Ce gaz était préparé à base d'une
substance chimique toxique, la dioxine et était
responsable de troubles nerveux, de cécité, de
diabète, de cancers de la prostate et du poumon et de
malformations congénitales.
Contrairement à la première version, celle-ci ne fut
jamais testée et le projet fut abandonné. «Effets
inconnus» était tout ce qui figurait au dossier.
Il ne se rappela pas le jour où il expédia plusieurs
de ces barils en Ontario, à deux heures de
Peterborough, pour un enfouissement qui fut bâclé par
des employés négligeants.
Il était 4 heures et demi du matin à Chilliwack en
Colombie-Britannique et il ne songeait qu'à deux
choses : Déféquer et rentrer chez lui.
Alors bien entendu, il ne pensa pas non plus aux
quelques tonneaux d'Agent Orange modifié qu'il avait
envoyé dans un bled perdu du Québec appelé
St-Cyrille-de-Lessard...
...
Louis-Olivier appela aussitôt Charles-Antoine pour lui
annoncer la nouvelle : Il avait trouvé un chalet pas
cher du tout qu'ils allaient pouvoir louer, eux et
leur bande de copains, pour aller tripper à fond
samedi prochain.
Charles-Antoine était fou comme un balai. Il avait
enfin sa chance de se retrouver dans un endroit isolé
en compagnie de Anne-Sophie !
Il raccrocha et enfila ses Nike.
Il s'imagina Anne-Sophie en jeans taille-basse et en
camisole et cette image stimula sa fougue.
Ils allaient vivre des moment inoubliables.
Oui, ce séjour à St-Cyrille-de-Lessard serait
définitivement inoubliable...
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